Origine
La SQPP a été fondée à Montréal, en 1991, par un groupe de psychothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux et psychoéducateurs soucieux du développement et de la reconnaissance de la psychothérapie au Québec. Une consultation sur les pratiques alternatives en santé avait déjà été tenue et une commission parlementaire devait bientôt être mise sur pied pour étudier des modalités d’encadrement de la psychothérapie. C’est dans ce contexte et à l’instigation de Monsieur Thomas Mulcair, alors président de l’Office des professions, qu’un premier groupe s’est formé pour jeter les bases de ce qui deviendrait la SQPP. L’un des premiers mandats que s’est donné la Société fut d’élaborer une définition de la psychothérapie qui tienne compte de la diversité des approches et d’établir des critères communs minimaux de formation. La pratique de la psychothérapie repose sur des formations très diversifiées qui présentent des approches, des façons de faire et des objectifs différents. Il apparaissait donc nécessaire de cerner les caractères convergents qui pourraient constituer un tronc commun pour cette profession en pleine expansion, de manière à préciser les critères de formation qui, tout en respectant la diversité des approches, garantiraient la compétence et le professionnalisme de ceux et celles qui se réclament de la psychothérapie.
La diversité des approches s’explique par l’évolution historique des connaissances en matière de psychothérapie, par les mutations et par les spécialisations à l’intérieur de ce champ de recherche en développement constant. Surtout, cette diversité émerge du travail clinique lui-même qui pousse le praticien à explorer et à élargir son champ d’intervention pour mieux répondre aux demandes d’aide. Traditionnellement liés à la psychiatrie, la psychanalyse ou la psychologie, les professionnels de la psychothérapie proviennent aujourd’hui de plusieurs horizons : travail social, psychoéducation, philosophie, sociologie, sciences infirmières, droit, sexologie, arts, anthropologie, etc.
Libre de toute allégeance à une école ou à une approche particulière, la SQPP a choisi d’admettre ses membres sur la base d’un dossier complet qui fait état des compétences personnelles, académiques, professionnelles et pratiques, et non sur la seule foi d'un diplôme ou d'une appartenance professionnelle. Après s’être définie comme société et avoir élaboré ses critères d’admissibilité, la SQPP s’est ensuite dotée d’un code de déontologie et a mis sur pied des activités de perfectionnement professionnel pour renforcer l’encadrement offert aux membres et ainsi assurer la protection du public.
Au plan social, la SQPP s’est donné, dès le départ, un rôle d’information, d’orientation et de consultation auprès de la population, des autres professions et des instances publiques. Elle informe le public des bienfaits et des limites de la psychothérapie, tout en le renseignant sur les divers aspects qui la différencient des autres pratiques avec lesquelles elle est parfois confondue. La SQPP a aussi contribué, à différentes étapes, au long processus qui a donné lieu à l’adoption d’une loi sur la réserve du titre de psychothérapeute, ainsi qu‘à l’élaboration du règlement qui rendra éventuellement effective cette loi votée en 1998.
La Société publie depuis 1997 la revue Psychothérapie Québec.
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